Depuis le 5 octobre, le Musée Carnavalet présente une exposition sur le Peuple de la capitale de la fin de la Révolution française à la Première Guerre Mondiale
Le musée nous propose de parcourir le quotidien d’un Paris populaire, le Paris des égoutiers, des chiffonniers, des blanchisseuses et des nourrices.
C’est un Paris où la démographie explose, la population quintuple au cours du siècle, la révolution industrielle est en marche, les grands travaux menés par Haussmann transforment la ville et où les habitudes et le quotidien changent.
A travers des peintures, des dessins, des maquettes, ou encore des vêtements, c’est un miroir de la vie de tous les jours qu’offre cette exposition qui réussit le pari de nous transporter au XIXème siècle. Au cours d’un parcours thématique riche en fiches explicatives, le visiteur est amené à aller à la rencontre de ce Parisien au travail, à la fête foraine, ou en train de laver son linge dans des lavoirs ou à genoux dans le Canal Saint Martin. Un Parisien qui se détache de plus en plus du religieux, qui va au cabaret, lieu de sociabilité masculine par excellence, pour fumer la pipe, boire et danser.
Dans des vitrines sont exposés des corsets, des robes, des notes, il y a aussi des objets surprenants comme une tour d’abandon en bois dans laquelle les filles mères laissaient leurs enfants devant les hôpitaux.
Les problèmes de ces Parisiens sont aussi exposés, leur souci principal était de se nourrir et ils rencontraient de graves difficultés à se loger. Surtout les pauvres qui le sont de plus en plus à travers le siècle. Une pauvreté nouvelle voit le jour, liée à son temps, à la mécanisation et à la perte de la valeur du travail.
Le parcours se termine sur les pages sanglantes de l’Histoire de Paris avec l’insurrection des trois Glorieuses en 1830, celles de 1848 ou encore celle de la Commune en 1871 et les terribles répressions qui s’ensuivent.
Fella Adimi
«Le peuple de Paris au XIXe siècle, des guinguettes aux barricades», jusqu’au 26 février 2012. Musée Carnavalet.
